Publier un article sur WordPress est relativement simple. Mais publier un bon article, agréable à lire, correctement structuré et susceptible d’être bien référencé par les moteurs de recherche demande un peu plus de méthode.
Dans ce guide, nous allons voir pas à pas comment préparer, rédiger, mettre en forme et publier un article avec WordPress, en utilisant notamment l’éditeur de blocs Gutenberg.
Ce tutoriel s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux personnes qui disposent déjà d’un site WordPress et souhaitent améliorer la qualité de leurs publications.
1. Avant de commencer : disposer des droits nécessaires
Pour rédiger ou publier un article, vous devez disposer d’un compte utilisateur sur le site WordPress concerné.
WordPress attribue différents rôles aux utilisateurs. Les possibilités dépendent donc des droits associés à votre compte.
Un contributeur peut notamment rédiger ses propres articles et les soumettre, mais ne peut généralement pas les publier lui-même.
Un auteur peut rédiger, modifier et publier ses propres articles.
Un éditeur dispose de droits plus importants sur les contenus du site et peut notamment gérer les articles publiés par d’autres utilisateurs.
Enfin, l’administrateur dispose de droits étendus sur l’ensemble du site WordPress.
Il n’est donc pas nécessaire d’être administrateur pour écrire un article. Pour des raisons de sécurité, il est même préférable de n’accorder à chaque utilisateur que les droits dont il a réellement besoin.
2. Avant d’écrire : déterminer le sujet et l’objectif de l’article
La rédaction ne commence pas dans WordPress.
Avant d’ouvrir l’éditeur, posez-vous trois questions simples :
De quoi vais-je parler ? À qui s’adresse cet article ? Qu’est-ce que le lecteur doit avoir appris ou compris après l’avoir lu ?
Un article destiné à présenter une entreprise ne sera pas construit de la même manière qu’un tutoriel, une actualité, une étude de cas ou un article destiné à répondre à une question fréquemment posée par les internautes.
Il est également utile d’identifier les mots et expressions que votre public pourrait employer pour rechercher cette information sur Internet.
L’objectif n’est pas de répéter artificiellement un « mot-clé » dans tout l’article, mais de traiter correctement le sujet et de répondre aux questions que peuvent se poser les lecteurs.
3. Préparer la structure avant la rédaction
Évitez de rédiger un très long texte sans organisation préalable.
Préparez plutôt une structure comportant :
- un titre principal ;
- une introduction ;
- plusieurs grandes sections ;
- éventuellement des sous-sections ;
- une conclusion.
Une règle simple peut être retenue :
une section = une idée principale ; un paragraphe = une idée précise.
Cette organisation facilite la lecture, notamment sur smartphone, et permet également aux moteurs de recherche de mieux comprendre la structure du contenu.
4. Créer un nouvel article dans WordPress
Connectez-vous à l’administration de votre site WordPress.
Dans le tableau de bord, sélectionnez :
Articles → Ajouter un article
L’éditeur WordPress apparaît.
Avec l’éditeur de blocs, communément appelé Gutenberg, chaque élément du contenu est constitué d’un bloc : paragraphe, titre, image, liste, citation, bouton, galerie, vidéo, tableau, etc.
Cette approche permet de construire une publication sans avoir à écrire directement du code HTML.
5. Choisir un bon titre
Le titre est l’un des éléments les plus importants de votre article.
Il doit permettre au lecteur de comprendre immédiatement ce qu’il va trouver sur la page.
Comparez par exemple :
WordPress
et :
Comment publier un article sur WordPress ? Guide pour débutants
Le deuxième titre fournit immédiatement beaucoup plus d’informations.
Évitez néanmoins les titres exagérés ou les promesses que le contenu de l’article ne tient pas.
Un bon titre doit être à la fois clair, précis et fidèle au contenu.
6. Rédiger une introduction efficace
Les premières lignes sont importantes : elles doivent confirmer au visiteur qu’il est arrivé sur la bonne page.
Évitez les introductions inutilement longues.
Expliquez rapidement :
- le problème ou la question abordée ;
- à qui s’adresse l’article ;
- ce que le lecteur va apprendre.
Le lecteur doit pouvoir comprendre l’intérêt de poursuivre sa lecture après quelques lignes seulement.
7. Utiliser correctement les titres H2 et H3
Dans WordPress, ne choisissez pas un niveau de titre uniquement parce que sa taille vous plaît.
Les titres possèdent une véritable structure hiérarchique.
Le titre principal de l’article correspond généralement au niveau H1 et est géré par WordPress ou par le thème.
Les principales parties de votre article utilisent ensuite des H2.
Les sous-parties d’une section utilisent des H3.
On obtient par exemple :
H1 — Comment publier un article sur WordPress ?
H2 — Préparer son article
H2 — Rédiger son article
H3 — Ajouter une image
H3 — Créer un lien
H2 — Optimiser le référencement
H2 — Publier l’article
Cette hiérarchie facilite la lecture et contribue à rendre la structure du document compréhensible par les navigateurs, les technologies d’assistance et les moteurs de recherche.
8. Écrire pour être lu sur un écran
La lecture d’un site Internet est différente de celle d’un livre.
Privilégiez des paragraphes relativement courts et aérez le contenu.
Lorsque cela améliore réellement la compréhension, utilisez :
- des listes ;
- des sous-titres ;
- des tableaux ;
- des citations ;
- des encadrés ;
- des illustrations.
Utilisez le gras avec modération pour attirer l’attention sur quelques informations importantes.
Évitez également de multiplier les couleurs, tailles de caractères et effets visuels : la mise en page générale doit normalement être prise en charge par le thème WordPress.
9. Ajouter des images pertinentes
Une image peut rendre un article plus agréable et surtout faciliter la compréhension.
Dans Gutenberg, utilisez le bouton + puis sélectionnez le bloc Image. Vous pouvez choisir une image déjà présente dans la médiathèque ou en importer une nouvelle.
Cependant, évitez d’importer directement des photographies de plusieurs mégaoctets provenant d’un appareil photo ou d’un smartphone lorsque cette définition n’est pas nécessaire.
Des fichiers inutilement lourds peuvent ralentir le chargement de la page.
Redimensionnez et compressez les images lorsque cela est nécessaire et utilisez des formats adaptés au Web.
Ne pas oublier le texte alternatif
Lorsque l’image apporte une information utile, renseignez son texte alternatif, souvent appelé attribut alt.
Ce texte permet notamment aux utilisateurs ayant recours à certaines technologies d’assistance de comprendre la fonction ou le contenu de l’image lorsqu’ils ne peuvent pas la voir.
Il peut aussi être utilisé lorsque l’image ne peut pas être chargée.
Le texte alternatif doit décrire utilement l’image dans son contexte et non servir à accumuler artificiellement des mots-clés.
Une image purement décorative peut, selon le contexte, conserver un texte alternatif vide.
10. Définir une image mise en avant
L’image mise en avant est différente d’une image simplement insérée dans le corps de l’article.
Selon le thème du site, elle peut être utilisée pour représenter l’article sur :
- la page du blog ;
- les pages de catégories ;
- la page d’accueil ;
- certaines listes d’articles ;
- ou la page de l’article elle-même.
Choisissez donc une image représentative du sujet et suffisamment qualitative.
Il est également préférable de conserver des dimensions et proportions cohérentes entre les images mises en avant des différents articles du site.
11. Ajouter des liens utiles
Les liens jouent un rôle important dans un article Web.
Vous pouvez créer des liens vers des sources externes fiables lorsque vous utilisez des informations qui méritent d’être documentées.
Mais pensez également au maillage interne : créez des liens vers d’autres contenus pertinents de votre propre site.
Par exemple, un article AVELDAS expliquant comment publier sur WordPress peut renvoyer vers un autre tutoriel consacré à la création d’un site WordPress ou au référencement naturel.
Ces liens permettent au lecteur d’approfondir le sujet et facilitent la navigation entre les contenus du site.
Utilisez des textes de liens explicites. Un lien intitulé « découvrir nos services de création de sites WordPress » est généralement plus compréhensible qu’un simple « cliquez ici ».
12. Choisir la bonne catégorie
Les catégories permettent d’organiser les articles du site par grandes thématiques.
Pour un site proposant par exemple des contenus sur le développement informatique, on pourrait avoir :
- WordPress ;
- Développement Web ;
- Android ;
- PHP ;
- JavaScript.
Évitez de créer une nouvelle catégorie pour chaque article.
Les catégories constituent l’architecture générale de votre blog : elles doivent donc rester relativement stables et cohérentes.
Pour le présent article, WordPress constitue par exemple une catégorie logique.
13. Utiliser les étiquettes avec modération
Les étiquettes, également appelées tags, permettent d’établir des regroupements plus précis entre plusieurs publications.
Contrairement aux catégories, elles ne sont pas hiérarchiques.
Il n’est pas nécessaire d’ajouter une longue liste d’étiquettes à chaque article.
Une étiquette est surtout utile lorsqu’elle permet réellement de relier plusieurs contenus traitant d’un même sujet.
Évitez donc de créer une étiquette qui ne sera utilisée que pour un seul article sans raison particulière.
14. Rédiger l’extrait de l’article
WordPress permet d’associer un extrait à un article.
Il s’agit d’un court résumé pouvant être affiché, selon la configuration du thème, dans les listes d’articles, les archives ou les résultats de recherche internes.
Si aucun extrait personnalisé n’est renseigné, WordPress peut en générer automatiquement un à partir du début du contenu.
Il est néanmoins souvent préférable d’en rédiger un vous-même.
Par exemple :
Découvrez étape par étape comment rédiger, structurer, optimiser et publier correctement un article sur un site WordPress avec l’éditeur Gutenberg.
L’extrait doit donner envie de consulter l’article tout en décrivant fidèlement son contenu.
15. Vérifier l’adresse de l’article
WordPress génère une adresse — ou URL — à partir du titre de la publication.
Par exemple :
Privilégiez une adresse courte et descriptive.
Évitez lorsque c’est possible les URL inutilement compliquées.
Il faut surtout vérifier cette adresse avant la publication. Modifier l’URL d’un article déjà publié peut rendre les anciens liens invalides si aucune redirection n’est mise en place.
16. Optimiser naturellement l’article pour les moteurs de recherche
Le référencement naturel, ou SEO, ne consiste pas à répéter le même mot-clé vingt fois dans une page.
Un bon article doit d’abord répondre correctement à une intention de recherche.
Pour améliorer sa compréhension et sa visibilité :
- utilisez un titre précis ;
- structurez correctement les sections ;
- traitez suffisamment le sujet ;
- utilisez le vocabulaire approprié ;
- créez des liens internes pertinents ;
- ajoutez des sources externes lorsque cela apporte de la valeur ;
- optimisez les images ;
- renseignez les éléments SEO proposés par votre extension de référencement, si le site en utilise une.
Une extension SEO peut notamment permettre de personnaliser le titre affiché dans les résultats de recherche et la méta-description.
La méta-description doit résumer la page et donner à l’internaute une bonne raison de la consulter. Elle n’est toutefois pas une garantie que le moteur de recherche affichera exactement ce texte dans ses résultats.
17. Vérifier les sources et les droits d’auteur
Publier sur Internet ne signifie pas que tout contenu disponible sur Internet peut être réutilisé librement.
N’utilisez pas une photographie trouvée sur un moteur de recherche simplement parce qu’elle est facilement accessible.
Utilisez :
- vos propres photographies et illustrations ;
- des médias pour lesquels vous disposez d’une autorisation ;
- des contenus sous licence compatible avec votre utilisation ;
- ou des banques d’images dont les conditions autorisent l’usage envisagé.
De même, lorsque vous vous appuyez sur une étude, une documentation ou des données provenant d’un autre organisme, indiquez la source lorsque cela est pertinent.
18. Prévisualiser avant de publier
Ne cliquez pas immédiatement sur Publier lorsque la rédaction est terminée.
Utilisez d’abord la fonction de prévisualisation de WordPress.
Vérifiez notamment :
- le titre ;
- l’introduction ;
- l’ordre des sections ;
- l’orthographe ;
- les images ;
- les légendes ;
- les liens ;
- la catégorie ;
- l’image mise en avant ;
- l’extrait ;
- l’adresse de l’article.
Si possible, vérifiez également le rendu sur smartphone.
Une part importante des visiteurs consulte aujourd’hui les sites Web depuis un appareil mobile. Un article parfaitement lisible sur un grand écran peut présenter des problèmes sur un écran beaucoup plus étroit.
19. Publier immédiatement ou programmer la publication
Lorsque toutes les vérifications sont terminées, vous pouvez publier l’article.
WordPress permet également de programmer une publication pour une date et une heure ultérieures.
Cette fonctionnalité est particulièrement pratique lorsqu’un site publie régulièrement du contenu.
Vous pouvez ainsi préparer plusieurs articles à l’avance et organiser leur diffusion dans le temps.
20. Le travail ne s’arrête pas après la publication
Une fois l’article publié, ouvrez sa véritable page publique.
Cliquez sur quelques liens et vérifiez que les images apparaissent correctement.
Vous pouvez ensuite diffuser l’article sur les canaux pertinents : réseaux sociaux, newsletter, messagerie professionnelle ou autres supports de communication.
Pensez également à revenir sur vos anciens articles.
Un tutoriel informatique publié il y a plusieurs années peut devenir partiellement obsolète après l’évolution d’un logiciel. Mettre régulièrement à jour les contenus importants permet de conserver leur utilité.
Checklist avant de cliquer sur « Publier »
Avant chaque publication, posez-vous ces questions :
- Le titre explique-t-il clairement le sujet ?
- L’introduction annonce-t-elle ce que le lecteur va apprendre ?
- Le contenu est-il organisé avec des titres et sous-titres cohérents ?
- Les paragraphes sont-ils faciles à lire ?
- Les informations importantes sont-elles suffisamment expliquées ?
- Les sources nécessaires sont-elles indiquées ?
- Les images sont-elles optimisées et correctement décrites ?
- Une image mise en avant a-t-elle été définie ?
- Les liens internes et externes fonctionnent-ils ?
- La bonne catégorie est-elle sélectionnée ?
- L’extrait est-il renseigné ?
- L’URL est-elle claire ?
- L’orthographe et la grammaire ont-elles été vérifiées ?
- Le rendu sur ordinateur et sur smartphone est-il satisfaisant ?
- L’article a-t-il été prévisualisé avant publication ?
Si toutes ces réponses sont positives, votre article est prêt à être publié.
Conclusion
WordPress facilite considérablement la publication de contenus sur Internet. La difficulté n’est donc pas réellement de cliquer sur le bouton « Publier », mais de proposer aux visiteurs un contenu utile, fiable, lisible et correctement organisé.
Un bon article commence par un sujet clairement défini, se poursuit par une rédaction structurée et se termine par une vérification attentive avant publication.
Avec l’habitude, ces différentes étapes deviennent rapidement des automatismes.
Et surtout, gardez une règle simple à l’esprit : écrivez d’abord pour les personnes qui vont vous lire. La qualité du référencement découle en grande partie de la capacité d’un contenu à répondre clairement et utilement aux besoins de ces lecteurs.
